06/07/18 PREIGNAC – BORDEAUX

Itinéraire

Départ de Preignac ce matin après le 1er bivouac du périple, les jambes accusent les kilomètres d’hier. Je pars en direction de Sauternes, je suis en plein dans les vignobles, je ne compte plus les domaines viticoles que je dépasse. Le temps s’est bien rafraîchi, je sors ma veste blanche pour la première fois.

L’itinéraire que je suis est celui de la rive gauche, l’un des deux itinéraires de liaison entre Bordeaux et le canal. Après Sauternes je poursuis vers Landiras, Saint Michel de Rieufret. Puis, après réflexion et les jambes avec de meilleures sensations j’ai envie de rejoindre l’itinéraire de la rive droite et la piste Roger Labépie dont le fascicule des deux pieds deux roues m’indique qu’il s’agit d’une des plus belle voie verte !

Je rejoins donc Portets puis Créons pour récupérer la piste. Je n’en aurai parcouru que 24 km mais je confirme en effet qu’il s’agit d’une voie magnifique et très bien aménagée. Je me suis rallongé d’environ 20 km.

Matériel

Bien que les kilomètres et le temps moyen sur la selle ait presque doublé depuis hier (entre 5 et 6h maintenant), je m’étonne toujours de ne pas souffrir de mal aux fesses, d’autant que je n’ai toujours pas enfilé le cuissard que j’ai pris dans mes sacoches et que le rodage de ma selle en cuir n’est pas encore finit. Je me surprends même à espérer me séparer de mon cuissard pour un gain de place. Parmi les affaires que je ne regrette pas d’avoir emporté : l’imperméable sans manches léger en complément à la cape de pluie. J’avais hésité à l’emporter au moment de la sélection du matériel, me disant que cela ferait double usage. La petite pluie fine d’aujourd’hui et les alternances pluie forte/pluie fine d’hier m’ont clairement fait apprécier d’avoir les deux : la cape de pluie fait bien plus transpirer que l’imper léger en cas de pluie fine, et l’on finit plus trempé dans la cape qu’à l’extérieur.

Une inquiétude cependant concerne les sacoches arrières, les frottements au niveau du porte bagage entrainent une usure très rapide de la toile de parachute juste au dessous de la dent de requin. La sacoche arrière gauche souffre d’une ouverture de 3 à 4 cm. Je compte appliquer du scotch pour limiter l’abrasion mais je doute fortement de pouvoir terminer les deux mois avec cette sacoche vu l’état en seulement 6 jours d’itinérance.

MOXIBUSTION

À Bordeaux, je suis accueilli chez Suzanne qui souffre de spondylarthrite ankylosante. Les moxas ont chauffés ce soir et les trois techniques principalement utilisés pendant ce tour ont servi pour traiter la douleur en bas du dos : tonetsukyu technique du grain de riz, Chinetsukyu, technique avec des cônes plus gros, de travail en surface, et Ontake, le bambou chaud. Je reste chez Suzanne jusqu’à lundi matin. Il est prévu d’effectuer une séance par jour. Premier retour demain après le passage de la nuit.

Okyu et santé !