Parcours

Voici mon parcours depuis mon changement de voie professionnelle jusqu’à aujourd’hui.
 
 

Mon intérêt pour les thérapies complémentaires prend naissance en 2010, alors que j’étudie en université pour finaliser un DUT en génie thermique et énergie. Je me suis alors intéressé, entre autres, à l’ayurvéda, l’homéopathie, les fleurs de Bach etc.

En 2012, je finalise mon DUT, commence à travailler quelques mois, puis rentre plus tôt que prévu dans le sud pour être auprès de ma mère qui a un cancer. Elle décède un peu plus d’un mois plus tard, cet évènement est décisif dans mon changement de voie professionnelle qui sommeillait en moi depuis déjà un bon moment.

Fin 2012 je démarre ma première formation dans les thérapies complémentaires, une formation de praticien en santé naturelle, à l’EIBE de Toulouse. Ce sera également ma première rencontre avec la moxibustion.  

En avril 2013 je soutiens un mémoire sur l’approche hygiéniste de la santé. J’effectue un stage à l’institut Claudius Regaud de Toulouse en soins palliatifs, puis un autre en maison de retraite ou je pratiquerai surtout les massages, l’aromathérapie, l’auriculothérapie et le nursing touch®. Ces deux expériences me confirment l’intérêt d’accompagner ces deux publics en fin de vie. C’est d’une richesse incomparable, en terme de rencontres, d’échanges et de pratique. Cela donne un sens profond à ma vie à ce moment-là.

À la fin de l’été 2013 je suis une formation de shiatsu myo-énergétique avec Hiroshi Iwaoka, maître et concepteur de la myo-énergétique®, un travail essentiellement postural. Durant cette formation, ce maître nous montrera un traitement par moxibustion japonaise. La technique qu’il nous a alors montré a suscité en moi une grande curiosité. Cette technique s’appelle l’okyu de grain de riz. Elle est une évolution et un raffinement des cônes que l’on doit aux pratiquants du pays du soleil levant. Elle s’apparente a un art tellement les cônes formés sont petits. L’intérêt pour la moxibustion japonaise naît en moi, mais la formation ne sera pas pour tout de suite.

En 2014, je me forme à la micropuncture® (une stimulation mécanique à mi-chemin entre l’accupressure et l’acupuncture), ainsi qu’à l’hygiénisme et l’iridologie auprès de l’association régénère. J’effectue en parallèle un service civique de 6 mois en maison de retraite. J’y pratique alors le shiatsu, le sôtaï, les massages, le nursing touch®, l’auriculothérapie, puis la micropuncture® sur les résidents et le personnel soignant. L’introduction de la micropuncture® marquera un bond spectaculaire dans les soulagements et suppression des douleurs, faisant passer les taux de soulagement en séance à près de 80%. Cette technique deviendra une des plus utilisées par la suite en séance. Mais cette expérience en maison de retraite marquera surtout pour moi l’importance de la qualité de présence et d’écoute, souvent bien plus efficace que toute technique thérapeutique volontariste confondue et remet clairement une hiérarchie d’importance entre l’efficacité intrinsèque d’une thérapie et la qualité de conscience dont nous faisons preuve lors d’un accompagnement.

En 2015, je lance mon activité libérale, je me forme en soins palliatifs de base avec l’asp du lot et en début d’année, j’interviens à l’oncopole de toulouse en service d’oncologie. Cette année 2015 est le point de départ d’un investissement important dans l’accompagnement fin de vie qui durera deux ans environs. Investissement qui faisait suite à une volonté d’améliorer les conditions de vie mais aussi d’accompagnement des personnes, en regard de ce que j’avais pu vivre avec ma mère. Je participe ainsi bénévolement à la construction d’une formation à l’accompagnement fin de vie pour l’association ETW-France en me rendant régulièrement à Pontgouin, à côté de Chartres. Lorsque la formation démarre un an plus tard, en 2016, je la suis et y interviens pour témoigner sur l’importance du toucher dans cette période de fin de vie, d’après mon recul sur la pratique du nursing touch® et de l’approche de soin humanitude en maison de retraite, en service de soins palliatifs ou d’oncologie. Ce bénévolat a été une véritable joie, dans lequel la dimension spirituelle, omniprésente, et les rencontres, m’ont grandement nourrit et appris.

Parallèlement, toujours en 2015, je me forme également en moxibustion directe. Après trois jours de formation auprès d’Hiroshi Iwaoka, j’avais les bases de la conception des cônes de moxibustion. Les mois qui ont suivit j’ai pratiqué et fait brûler des cônes tout en me demandant quel était le secret pour obtenir l’intensité de traitement juste. Je commençais en effet à me lasser de faire des cônes sans percevoir de réelles améliorations pour le confort de mes patients. Dans l’idée de trouver un moyen pour que la pratique soit plus supportable, je commence quelques recherches. Rapidement, je tombe sur des vidéos de Shinma Sensei montrant l’utilisation complémentaire d’un bambou (le bambou de Fukaya). Décidé à tester l’utilisation de ce bambou, je continu les recherches pour tomber sur le seul ouvrage qui traite exclusivement de la moxibustion japonaise : « une introduction à la moxibustion Japonaise » écrit par Félip Caudet Piñana, premier occidental à être aller aussi loin, chercher les secrets de l’okyu. Ce livre m’a permis d’obtenir quantité d’informations pour entamer la pratique, il a été ma bible durant les mois qui ont suivis.

J’ai lancé, de fin 2015 à début 2016, quatre mois d’expérimentation afin de perfectionner ma pratique de la moxibustion directe avec le bambou de Fukaya. Un peu plus d’une centaine d’heures pour rassembler 50 cas pratiques, cerner un peu mieux l’utilisation du bambou de Fukaya, et quantité de résultats thérapeutiques. À l’issu de mon rapport de perfectionnement, je sais surtout une chose : malgré les résultats très encourageants, il me reste encore beaucoup à apprendre pour bien pratiquer cette technique. J’en reviens également à cette notion capitale dans l’accompagnement thérapeutique : le thérapeute doit prendre une décision entre traitement symptomatique et approche globale. Je m’interroge sur le soulagement des douleurs qui fini par ne plus rendre service au patient pour sa santé à long terme. Car la douleur soulagée, les patients repoussent à plus tard des changements d’hygiène de vie qui seraient bien plus profitables. Tel le lotus qui émerge de la boue, nous prenons véritablement conscience des changements que nous devons opérer dans nos vies lorsque nous souffrons. C’est le potentiel bénéfique de la souffrance.

En mars 2016, je prends connaissance de l’ouverture prochaine d’un centre dédié à l’accompagnement des personnes atteintes de cancer sur Montauban : le centre ressource (désormais basé à Lafrançaise). Je décide d’aller y proposer bénévolement des séances de nursing touch®. J’ai pratiqué le nursing touch® de 2016 à 2018 au centre ressource.

Fin 2016, motivé pour continuer l’apprentissage en moxibustion japonaise, je me rends alors en Espagne, à Barcelone, rencontrer et me former auprès de Félip Caudet dans la première école de moxibustion japonaise en dehors du Japon : Okyu Barcelona. J’y allais avant tout creuser et approfondir la pratique de Fukaya, avec le bambou, mais j’y ai découvert un éventail de techniques large, qui permet de s’ouvrir à tout le potentiel thérapeutique de la moxibustion, et pas seulement d’une technique isolée. Cet ensemble de techniques permet une adaptation fine du traitement à l’état et à la condition des patients. La première grande découverte pour moi a été l’ouverture à ce que j’appellerai le « monde de la superficie », c’est à dire qu’il n’est pas nécessaire de systématiquement traiter en profondeur dans les tissus corporels pour avoir des résultats ! Un changement de paradigme. Cela m’amènera à re-considérer l’utilisation systématique de la micropuncture® dans mes séances. J’explique ce changement de paradigme dans mon rapport de perfectionnement en moxibustion Chinetsukyu.

En 2017, je termine ma formation en moxibustion japonaise à Barcelone et j’interviens en nursing touch® avec une collègue dans une maison de retraite. Cette année-là je prépare également mon projet de tour de France à vélo qui aura lieu en 2018. Afin de faire un maximum de séances et m’entraîner physiquement avant de partir, je commence à proposer bénévolement la moxibustion japonaise au centre ressource de Lafrançaise auquel je me rends deux fois par semaine à vélo. Je commence également cette année à effectuer du portage de repas à domicile chez des personnes âgées. Activité qui vient en complément de mon activité libérale et qui me permet d’être plus à l’aise financièrement. L’occasion et la joie aussi de pratiquer l’écoute auprès de personnes bien souvent isolées, dans tous les sens du terme.

En 2018 je réalise mon tour de France à vélo, un projet sur deux mois qui consistait à faire connaître la moxibustion japonaise et les principes de santé sur un périple qui devait faire 2000 km et qui au final en a fait un peu plus de 3000. Projet qui m’a ramené, entre rencontres et moments d’introspection, une fois de plus, à l’importance de la dimension spirituelle, de la conscience et de la présence dans l’accompagnement, mais aussi au quotidien. Projet qui m’a confirmé également qu’il est bon d’inspirer les autres à se mettre au service de la vie et du vivant, et que tout le monde à quelque chose de beau à offrir à ce monde.

Fin 2018, j’interviens de nouveau en maison de retraite, puis j’assiste mon formateur Félip Caudet dans la première formation avancée en moxibustion japonaise en France, à Toulouse.

En 2019, entre pratique et clarification du cadre thérapeutique que je souhaite, la transmission des connaissances sera certainement au coeur de mon activité. Au printemps, sans « projet » d’envergure pour l’année, il n’aura pas fallu bien longtemps pour que j’en saisisse un : lors d’une rencontre entre le centre ressource et l’association endofrance, je constate que l’endométriose est une maladie qui nécessite encore beaucoup de recherche pour la comprendre et améliorer les conditions des femmes qui en souffrent. La recherche expérimentale en moxibustion étant une activité qui m’anime je me lance donc pour 3 mois de recherche de juillet à septembre 2019.   La suite est à venir, elle devrait-être consciente et joyeuse 😉

Diplômes et certifications

Expériences