DU 27 JUILLET AU 1ER AOÛT

27/07/18

Mehun sur Yèvres -> Marmagne

Cette journée est la première d’une semaine riche de belles rencontres. Je suis accueilli chez Françoise et Thierry à côté de Bourges. C’est d’abord la rencontre de Françoise dans l’après-midi, l’occasion de découvrir ce qui l’a poussée à se diriger vers la santé naturelle. Un corps et un esprit qui s’épuisent dans un environnement professionnel toxique, elle en tire des enseignements et fait le choix de changer de voie. Entre leçons et philosophie de vie, je note que les chemins personnels et professionnels sont souvent similaires pour celles et ceux qui choisissent la santé naturelle. Forcément mon parcours est un écho au sien, avec la différence que ma génération supporte peut-être de moins en moins les emplois que l’on subit pour des raisons matérielles ou alimentaires, et qui ont peu de sens et nourrissent peu notre joie intérieure !

Le soir c’est la rencontre de Thierry, qui a beaucoup de questions sur la moxibustion japonaise ! C’est une grande joie de pouvoir répondre aux questions d’un médecin si ouvert dans son approche de la santé. Le feu de l’okyu est assuré de continuer de brûler car Thierry ne tardera pas à s’entraîner à confectionner des cônes !

Entre pratique de la moxibustion de grain de riz et discussion théorique, j’ai le plaisir d’avoir une idée de la culture, du mode de vie, coutumes et comportements du Japon et de leurs habitant-e-s que mes hôtes m’enseignent des suites de deux voyages au Japon. De quoi me donner bien envie d’y aller, peut-être un autre projet d’ici 4 ou 5 ans.

Une fois de plus la chance est avec moi, j’aurai évité une belle averse et un épisode orageux avec un toit sur la tête !

28/07/18

Marmagne -> Nevers

Je contourne Bourges par le Nord et me dirige maintenant avec détermination vers Nevers. Une des rares journées où le soleil ne se sera pas beaucoup montré, du coup je n’ai pas sorti la crème solaire, quelle erreur pour mon nez, qui aura pris un petit coup… L’arrivée à Nevers par le pont sur la Loire avec la cathédrale en face est vraiment agréable, une vue magnifique ! Je comprends ma cousine Marie qui ne se lasse pas de cette vue.

Première journée à 100 km où je ne mange pas de fruits secs. J’aurai tourné les pédales à jeûn jusqu’au 60ème kilomètre. Un demi melon autour de 13h00 et c’était reparti pour 40 kilomètres. J’ai quand même mangé à 17h00 à l’arrivée quelques bananes et céréales mais cette journée me confirme une fois de plus les capacités du corps à tourner formidablement avec peu avant et pendant l’effort.

29/07/18

Repos à Nevers, enfin, 15 kilomètres à pied tout de même avec une visite de Nevers et un aller-retour en longeant la Loire. Je le sens passer dans les jambes, c’est d’autres muscles qui travaillent cette fois.

Le soir c’est pratique du moxa sur Marie, un traitement dans le dos et sur le bras pour travailler une névralgie un peu latente mais non douloureuse.

30/07/18

Nevers – > Luzy

Reprise du vélo dès 7h00 pour profiter de la fraîcheur. Arrivé à Décize je quitte de nouveau l’euro vélo 6 pour prendre la direction de Luzy par les petites routes en passant par Cercy la tour, Thaix, Rémily, Lanty et Avrée. Je retrouve le plaisir du ralentissement forcé par les côtes, le rythme régulier du pédalage et les nombreuses pauses pour humidifier mon bandeau frontal. Mais surtout, j’arrive proche du Morvan dont j’aperçois les monts plus au Nord.

Arrivé à Luzy je suis accueilli par Marie et Daniel qui m’hébergent pour deux nuits. Un accueil chaleureux et généreux dont je suis très reconnaissant. Marie n’a pas arrêtée de cuisiner, c’est excellent et j’ai tendance à manger un peu trop.

Un peu de moxa avant la fin de journée pour une douleur dans le creux de la main et une autre au niveau de l’épaule.

31/07/18

Moxibustion à Luzy et visite du centre des mille Bouddhas

Daniel et Marie me proposent d’aller visiter un centre bouddhiste situé à La Boulaye : Paldenshangpa. Depuis Orléans et mes lectures des livres de Tich Nhat Hanh mon voyage se transforme de plus en plus en un voyage intérieur, cela tombe donc à pic, je suis preneur de plonger un peu plus loin à l’intérieur en allant visiter ce lieu.

J’ai la joie de découvrir que ce centre a été crée par Kyabjé Kalou Rinpoché, maître tibétain de la tradition Shangpa. Cela résonne particulièrement en moi car j’avais effectué une semaine d’introduction au bouddhisme Tibétain en 2011 à l’institut Karma Ling, situé en Savoie, lui aussi créé par Kalou Rinpoché.

Les enseignements de cette voie m’ont été d’un grand secours lors de deuils et d’accompagnements thérapeutiques en soins palliatifs ou en maison de retraite. Je pense en particulier à la pratique simplifiée du p’owa (le transfert de conscience) très bien décrite par Sogyal Rinpoché dans son livre  » Le livre tibétain de la vie et de la mort », une référence que je ne saurai que trop conseiller, et plus encore aux soignants et personnels en contact avec des mourants.

Après cette re connexion à soi, je profite de l’après-midi pour quelques séances de moxibustion japonaise : soulagement d’un genou, et amélioration de la mobilité à la flexion d’une cheville, des résultats significatifs, bien souvent en peu de temps, même après tout ce temps que je pratique, je suis émerveillé d’observer la rapidité et l’efficacité des traitements. Marie m’a filmée en pleine action :

01/08/18

Luzy – > Paray le monial

Quelques kilomètres d’ascension par Issy l’évêque, la Chapelle au mans et je récupère Digoin et l’itinéraire de l’euro vélo 6. Après la pause repas je poursuis et arrive rapidement à Paray le monial.

Non loin du canal j’aperçois des chapiteaux blancs qui m’intriguent, je décide d’aller voir quel est cet évènement. Il s’agit de séminaires de la communauté de l’Emmanuel, il y a l’air d’avoir des conférences intéressantes, je décide d’aller demander plus de précisions à l’accueil où je tombe alors sur Véronique qui connaît, comme par hasard, Nelly, qui m’héberge ce soir.

Après inscription je me dirige vers une conférence qui finit tout juste, je me joins alors à un groupe de partage, et j’explique que j’arrive là un peu comme porté par le vent, je détaille mon projet de tour de France et la motivation qui l’anime, d’être au service de l’autre et de mettre à profit mes compétences pour soulager et accompagner. Il en faut peu pour que je commence à pratiquer, me voilà donc à soulager une inflammation du tendon d’Achille avec mes petits cônes d’armoises dans un grand chapiteau où les conférences abordent les thématiques du partage, de l’amitié de la bienveillance etc… Je suis plutôt bien en phase avec l’énergie du lieu. Le soulagement du tendon est bien effectif et c’est donc plusieurs convaincus que je quitterai pour me diriger chez Nelly qui m’héberge ce soir.

Okyu et santé !

Sondage conférence Toulouse

Je vais avoir besoin de connaître approximativement le nombre de personnes intéressées pour la conférence prévue le 26 août à 20h à Toulouse, merci de répondre et de faire circuler ce lien du sondage aux personnes susceptibles de venir, je pourrai ainsi réserver une salle adaptée au nombre de personnes.

Pour rappel, les thématiques de la conférence :

– Apparition de la maladie selon l’hygiénisme

– L’intérêt et les limites des thérapies complémentaires

– Le jeûne, pratique de santé ultime

– Passer d’une économie de la maladie, à une économie de la santé

– Retour sur deux mois d’itinérance à vélo, de rencontres, de moxibustion japonaise et de jeûne intermittent

Okyu et santé !

DU 24 AU 26 JUILLET

24/07/18

Sully sur Loire -> Cosne en cours sur Loire

Je reprends la route direction Cosne en Cours sur Loire en passant par Châtillon puis Belleville. Les indications de la Loire à vélo se font plus approximatives au niveau de Belleville où je fais un détour non prévu, jusqu’à retrouver l’itinéraire à proximité de la centrale nucléaire. Je pense que je vais sortir un peu plus la carte au lieu de me fier à 100% aux panneaux !

25/07/18

Je reste pour la journée à Cosnes en Cours sur Loire, j’en profite pour visiter et acheter quelques cartes pour tracer mes itinéraires des prochains jours. Je vais quitter la Loire pour quelques jours au profit d’un passage à proximité de Bourges. L’opportunité de rencontrer, échanger, et certainement pratiquer la moxibustion avec Thierry et Françoise qui m’ont proposés de venir suite à la conférence donnée à Temple sur Lot. La nuit du 25 au 26 sera courte, un peu moins de 4h30 de sommeil, des jeunes qui font la fête de l’autre côté de la Loire auront eu raison de mon sommeil…Pour moi une belle occasion de pratiquer la pleine conscience et les enseignements de Tich Nhat Hanh. J’inspire et je sais que je suis en colère. J’expire j’accueille et j’embrasse ma colère. Pratiqué à intervalles réguliers pendant 3h, je certifie bien que ça apaise !

26/07/18

Cosne en Cours sur Loire -> Mehun sur Yèvres

Je retrouve le plaisir de pédaler dans l’atmosphère et la belle lumière matinale. Le parcours que j’ai tracé me fait passer par Menetou Ratel et La Chapelotte. Je décide de bifurquer vers Henrichemont pour la pause repas, seul village des parages avec probablement quelques commerces pour pouvoir se restaurer. Je suis parti à jeûn et sans réserve de nourriture. Grande sensation de liberté, et de légèreté ! Légèreté appréciée car par ici fini les pistes bien plates qui longent la Loire. J’ai grimpé quelques reliefs des collines du Sancerrois accompagné de nombreux moucherons qui ont pour habitude de se placer devant les yeux pendant les montées, en dessous de 12 km/h difficile de leur échapper, je bénis les lunettes de soleil de me protéger de ces moucherons ! Après Henrichemont je file vers Menetou Salon et St Martin d’Auxigny. En arrivant à Mehun sur Yèvres, le manque de sommeil se fait ressentir, je commence à envisager un peu de confort mais mon challenge d’aller solliciter l’habitant n’a toujours pas été relevé. La peur se révèle et en quête de procrastination je me dis que l’excuse du manque de sommeil est plutôt bienvenue ! Ça semble tellement simple de relever des défis…plus tard ! N’est-ce pas ? Je ferai tout de même deux belles rencontres le soir au camping de Mehun : Mikaëlle et Jean-Claude, un couple de retraités minimalistes qui semble avoir trouver un juste équilibre entre vie sédentaire confortable et voyages réguliers.

Okyu et santé !

DU 20 AU 23 JUILLET

20 JUILLET

La croix en touraine -> beaugencay

Reprise du vélo après 4 jours de pause, je pensais m’arrêter à Blois, mais les orages semblent s’en aller vers l’est, j’en profite pour les suivre et avancer un peu plus vers Orléans. La route que j’emprunte désormais s’appelle l’eurovélo 6 ou plus connue sous le nom de La loire à vélo. Sacrée différence avec la portion entre Bordeaux et Tours, la loire à vélo est très fréquentée en comparaison ! Elle est bien mieux indiquée et fléchée et les coins agréables pour pique-niquer et se reposer ne manquent pas. Un plaisir de rouler sur cette portion 🙂

21 JUILLET

Beaugencay -> Orléans

L’après-midi ou j’apprends à ne rien faire. Avoir du temps pour soi, ni pour pratiquer, ni pour pédaler, cette fois ci je médite et je fais des rencontres : dans le centre d’Orléans, un couple à la terrasse d’un commerce qui envisage un voyage a vélo, au camping de Chécy Éric le vendeur de produits locaux et un correspondant du petit routard : triporteur en piste, visitez le site, ça donne envie ! De brèves rencontres mais ça fait plaisir !

22 JUILLET

Journée de visite d’orléans. Aujourd’hui j’apprends à prendre du temps pour moi, le parc d’orléans est propice.

J’en profite pour pratiquer la pleine conscience, suivant les enseignements de Tich Nhat Hanh. Manger groseille par groseille en pleine conscience, expérience à vivre !

Le soir j’ai la chance d’avoir à porté de doigts un piano, de quoi faire une composition !

Lien vers la composition

23 JUILLET

Orléans – > Sully-sur-Loire

Pour le moment, toujours pas franchis le pas d’aller solliciter l’habitant pour hébergement, mais ça devrait se tenter jeudi prochain, je quitterai alors la loire pour aller vers Bourges, plus dans les terres ce sera le moment ou jamais !

Je termine sur une photo du Château de Sully.

En attendant de chauffer sur les autres les grains de riz me maintiennent en forme, je continu de pratiquer quasiment tous les jours sur les points E36.

En ce qui concerne l’alimentation, je continue mon jeûne intermittent de deux repas par jours. Le premier se maintien aux alentours de 12h et le deuxième est autour de 19h00. Pas de fruits secs en ce moment. Pour les changements dans les repas, je consomme désormais essentiellement des fruits au repas du midi, et mange plus conséquent et riche le soir : féculents, céréales etc. Mes journées de vélo sont en ce moment moins éprouvantes, le nombre de kilomètres tourne autour de 50/60 km, je verrais surtout entre le 1er et le 10 août si cette façon de s’alimenter convient sur du long terme, les kilomètres quotidiens seront plus conséquents pendant cette période, ça permettra de se faire une bonne idée.

Okyu et santé !

DU 17 AU 19 JUILLET

Ces trois derniers jours c’était repos physique mais pas repos digestif !

Quand la moxibustion s’invite chez vous et que le praticien peut cuisiner un peu, il a vite fait de rouler plus que de l’armoise 😉

Quelques makis que j’apprécie confectionner étaient au menu des derniers jours.

MOXIBUSTION

Un peu de pratique tout de même, quelques traitements racines dans la partie supérieure du dos, soulagement d’une inflammation de tendons, ré-alignement d’un genou qui craque…et ne craque plus après traitement.

RENCONTRES

Ces trois jours c’est aussi la rencontre avec Nadine, Patrick et Camille les voisins. J’ai beaucoup apprécié les discussions avec Nadine, que je remercie pour son ouverture. Elle qui travaille à prendre un peu plus soin d’elle après avoir beaucoup donné est un bon miroir, comme un enseignement à entendre et intégrer, avant que je ne m’épuise de trop moi aussi. Nadine c’est aussi une conviction : le bonheur s’atteint ensemble et pas individuellement, le collectif prime sur l’individu et le bonheur personnel apporte si peu en regard d’un bonheur partagé.

Un peu de route

Quelques 40 km parcourus pour revoir la famille nombreuse dans la région, dont une vingtaine de kilomètres accompagné !

Enfin je termine cet arrêt en touraine par un constat positif en ce qui concerne l’exposition aux éléments naturels. J’ai été surpris d’entendre toutes les personnes autour de moi dire souffrir de la chaleur. En effet il fait chaud et je ressens bien de la chaleur, mais je suis bien loin d’en souffrir. Est-ce l’exposition quasi quotidienne des dernières semaines qui me rendrait plus résistant ? Certainement si on en suit la loi de l’hormèse qui nous dit que tout stress qui ne dépasse pas notre capacité d’adaptation nous rend plus fort. Ma capacité à supporter la chaleur a très certainement augmentée depuis mon départ, une excellente nouvelle !

Okyu et santé !

DU 14 AU 16 JUILLET

14/07/18

Civaux -> Vouneuil sur Vienne

Le passage par Poitiers fait remonter des souvenirs, un détour par la cathédrale Notre Dame, puis le parc Blossac, qui se trouvait fermé pour cause de préparation du 14 juillet, j’aurai aimé y flâner un peu, tant pis ! Pas de détour par l’IUT que j’ai quitté il y a 6 ans déjà, ni par la résidence où je logeais, rien que d’y penser j’étais un peu nostalgique. Je file vers Bignoux puis traverse le domaine de Moulières. La forêt, rien de tel pour se régénérer. Puis je retrouve la vienne, que je vais maintenant longer pour un moment…

Le soir c’est moxa, soutien général de l’organisme avec quelques cônes sur les points E36

15/07/18

Vouneuil sur Vienne -> Veigné

Je croise beaucoup plus de cyclo par ici, on est le weekend et en approche de Tours, ça doit jouer !

Passage par Ingrandes, où je discute avec un papi intrigué par ma monture. «  Un tour de France ? » me demande-t-il, visiblement habitué à croiser des voyageurs dans ce village. Il y voit cependant plus de pèlerins que de cyclo, et ça se comprend, on suit pratiquement le même itinéraire que les pèlerins de compostelle.

On parle santé, isolement social et médecine japonaise. Le fanion du centre ressource fait échos à sa situation, sa femme est atteinte d’un cancer… Qui n’est pas touché, de près ou de loin, aujourd’hui ? Il me souhaite bonne route et je continue vers Nouâtre.

À la traversée du pont pour sauter la vienne, j’ai une pensée pour ma mère, que je sens présente, je m’approche à grands coups de pédales de sa terre natale et la joie monte en moi, accompagnée d’un sourire intérieur qui ne me quittera pas jusqu’à la fin de la journée.

Pendant ma pause, le corps au repos, l’esprit vagabonde. Je pense à Jonathan Livingston le goéland (si vous n’avez pas lu le livre, je vous y invite !), et je me sens un peu sur ses traces, en quête d’un affranchissement des limites que j’accepte de m’imposer, en quête d’une expression juste et complète de mon potentiel.

Je devais m’arrêter normalement à Sainte-Maure de Touraine, mais je me trouve alors à une vingtaine de kilomètres des grands parents… Il ne me faudra pas bien longtemps pour me décider de filer jusqu’à Sorigny, puis Veigné.

Je ne réalise vraiment les kilomètres parcourus qu’en passant la panneau du village de Veigné, qui symbolise un rêve d’adolescent de rallier mon domicile à la touraine, un projet que j’avais évoqué, mais pas vraiment envisagé, il y a un peu plus de 10 ans, qui me revient juste à la mémoire en passant le panneau. Quelle sacré sensation et quelle joie !

J’arrive alors pile pour le match de la finale, j’aurai pu visionner la deuxième mi-temps et avoir le plaisir de faire une belle surprise à mes aïeux !

Pour le moment, je n’ai toujours pas relevé le défis d’aller demander hébergement chez l’habitant, à l’improviste. Je me fixe cet objectif pour la troisième semaine, on verra si j’ose m’envoler un peu plus haut, comme Jonathan le goéland !

16/07/18

Après un bon petit déjeuner chez les grands parents (le plaisir de partager un repas avec ceux qu’on aime, ça vaut bien une entorse au jeûne quotidien non ? 😉 me voilà parti direction Tours. Les prochains jours seront consacrés à revoir de la famille. Reprise de la route vendredi 20 juillet direction Orléans. Faute d’avoir trouvé une salle disponible et suffisamment communiqué pour la conférence qui était prévue à Tours, la présentation se fera en petit comité dans la famille avec quelques connaissances et amis des environs.

Le feu de l’okyu continu de brûler !

Okyu et santé

DU 11 AU 13 JUILLET – JEÛNE ET VÉLO

11/07/18

30 km et me voilà à Angoulême où je suis attendu et hébergé chez Marie-Laure et David. J’ai beaucoup apprécié d’avoir du temps pour échanger avec Marie-Laure en fin de matinée. Avoir tout un après-midi sans pédaler laisse énormément de temps. Entre pédaler, se rencontrer, pratiquer et me reposer, la répartition du temps est jusqu’à maintenant très inégale.Ce temps disponible d’aujourd’hui je l’ai mis à profit pour pratiquer la moxibusiton. Trois personnes traitées et une multitude de problématiques, pour la plus part traitées avec efficacité !

  • Douleur du poignet traitée avec 3 points autour de la zone
  • Douleur de la voute plantaire traitée avec 4 points des six joyaux de Shimada
  • Restriction de mobilité du genou, sensiblement améliorée, le mouvement de flexion est plus ample et sans douleur
  • Douleur lombaire, soulagée
  • Douleurs des trapèzes et cervicales soulagées aussi

Merci à toute la famille pour votre accueil, ouverture et confiance !

12/07/18

Je n’ai aucune contrainte sur les 4 prochains jours, du coup j’en profite pour une journée avec pas mal de kilomètres. Sur la coulée verte d’Angoulème je croise un cyclo voyageur Britanique, le seul que je croise depuis que j’ai quitté la piste Lapébie il y a maintenant 4 jours, cela fait bien plaisir et on sent l’enthousiasme réciproque de croiser un autre cyclo. Nous échangeons quelques mots et il m’informe que l’Angleterre à perdu son match de demi finale. Comme je suis bien loin de la coupe du monde… Il rejoint Bordeaux pour un festival. Je lui explique à mon tour l’objet de mon voyage, pour lequel il manifeste un vif intérêt. Et nous reprenons chacun notre route, Simon vers Bordeaux, et moi direction Confolens. Dans ma tête je me rappelle l’avertissement de David pour Confolens, moi en bon tarn et garonnais, j’avais prononcé « Confoliiins », mais par ici les mots sonnent plus dans les « aans », va falloir s’adapter ! Une autre journée à 100 km, rythme soutenu, mais que ça fait du bien.

13/07/18

Tiens un vendredi 13, je ne suis pas superstitieux, mais je suis bien resté attentif aux petits aléas aujourd’hui. Rien de spécial à signaler en fin de journée, mis à part un désagréable « clic, clic, clic » que je n’ai réussit à identifier qu’au 30ème kilomètre, le frein à disque avant est gêné dans sa course par la sacoche gauche, après 5 essais le problème est réglé. La sacoche était un peu trop volumineuse, excès de nourriture !

En parlant de nourriture, je vous prépare pour la fin d’article un retour sur mon alimentation de ces deux dernières semaines.

Mon point d’arrivée c’est Civaux, j’ai la surprise de découvrir deux panaches de vapeur d’eau quelques kilomètres avant l’arrivée, camper à côté d’une centrale ne me botte pas trop, mais aujourd’hui c’est plus de temps pour le repos, alors ce sera ça ou rien.

JEÛNE ET VÉLO

Depuis 2 ans maintenant je consomme généralement mon premier repas aux alentours de 12h/13h, et en prends un deuxième le soir. Quand le rythme est soutenu et que je me lève très tôt, il m’arrive de manger un bout vers 10h00, plus pour le besoin de stimulation que par réelle faim cependant.

En partant pour ce tour de France, je voulais voir si cette forme de jeûne intermittent, qui consiste à restreindre le nombre de prises alimentaire, mais pas la quantité de nourriture ingérée, est applicable avec un effort physique d’endurance.

La réponse en ce qui me concerne, pour le moment, est oui !

Je suis donc en jeûne lorsque je commence mes premiers kilomètres jusqu’aux alentours de 12h/13h comme à mon habitude, il ne s’agit pas d’un jeûne sec par contre car j’élimine énormément d’eau.

Pour les journées entre 40 et 70 km je consomme un deuxième repas aux alentours de 20h00.

Si la distance tend vers les 100 km et plus, mon corps réclame souvent une pause autour de 16h30 et je consomme alors quelques fruits sec pour l’apport en sucre, plus par précaution que par nécessité car je n’ai souvent aucun signal de manque de sucre ou d’hypoglycémie.

J’ai donc quotidiennement environ 15h00 de jeûne entre 21h00 et 12h00 le lendemain et bien souvent deux prises alimentaires me suffisent.

Je pense continuer cette façon de m’alimenter une troisième semaine car elle est très arrangeante, notamment pour le rangement du campement le matin qui est chronophage, si je devais m’alimenter à ce moment là, cela reculerait bien trop l’heure du départ.

Pour le deuxième mois, je tenterai peut-être de reculer la prise du premier repas afin d’effectuer l’ensemble des kilomètres à jeun et ainsi dissocier complètement effort physique et digestion.

En tout cas, je vérifie actuellement que les capacités du corps en jeûne sont bien efficientes, voire décuplées pour certaines, comme l’augmentation de la Vo2 max, capacité pulmonaire maximale, les quelques côtes que j’ai grimpé le matin à jeun, entraînent beaucoup moins d’essoufflement que les côtes que je grimpe l’après-midi dans ma phase de digestion.

Total des kilomètres depuis le 1er juillet : 746, je pense dépasser largement les 2000 à l’arrivée

Okyu et santé

DU 8 AU 10 JUILLET

08/07/18

J’ai effectué aujourd’hui une dernière séance à Suzanne, il y a de l’amélioration pour la mobilité et moins de dérouillage matinal, mais la douleur n’a pas été complètement soulagée, j’attends son retour dans quelques jours pour voir s’il n’y a pas des effets retard. Je profite de cette journée pour réviser un peu le vélo, nettoyage de la chaîne, des patins et des disques de freins, et réglage du dérailleur arrière. Le soir je revois un ami, Corentin, 4 ou 5 ans qu’on ne s’était pas vu, ça fait plaisir de se revoir et d’évoquer les souvenirs de notre période de colocation à Poitiers, j’attends le passge par poitiers dans quelques jours, je pense que ça va me faire remonter des souvenirs pour sur !

09/07/18

La plus longue des journées depuis le départ. Parti de Bordeaux à 7h00 j’arrive à mon point d’arrivée a Chevanceaux 12h00 plus tard avec 130 km dans les jambes. Autant vous dire que cette fois ci j’ai bien mal aux jambes ! Mais ca valait le coup : D’abord la découverte d’une autre portion de la voie verte de Roger Lapébie,

puis la belle voie verte qui prend naissance à Clérac et file jusqu’à Barbezieux saint hilaire,

mais surtout, la rencontre de Marie et Didier qui m’ont hébergés le soir. Une rencontre et des échanges qui font chaud au coeur, une expérience supplémentaire qui me confirme que l’humain dans nature est ouvert, accueillant et bon. Je me sens relié, et j’ai bien du mal à partir le matin.

Je ne fais que commencer le périple et pourtant je sens déjà, depuis mon intervention à l’université d’été de l’école de naturopathie, que ce qui nous touche le plus, c’est bien la rencontre et l’échange authentique et sincère, dont nous sommes si souvent éloignés aujourd’hui avec tous nos codes. J’aurai aussi pratiqué la moxibustion, avant mon départ. Le slogan est bien respecté : apporter un peu de chaleur au corps, mais surtout au coeur !

10/07/18

Sur la voie verte que je reprends direction Barbezieux, je croise deux enfants embêtés par un dérailleur mal reglé, je prends cinq minutes et voila le vieux vélo tout rouillé qui refonctionne. « Merci Monsieur, merci Monsieur » qu’ils répètent plusieurs fois. Commencer la journée par rendre service ça fait du bien 😀

Quelques kilomètres plus loin je rencontre la voie bouchée à deux reprises par des arbres qui ont subis l’orage de la semaine dernière. Défaire les sacoches, enjamber le tout, et ensuite le vélo. Des petits obstacles qui se présentent comme pour m’encourager à ralentir le rythme, comme je le souhaitais. Je finis d’atteindre barbezieux saint hilaire et m’arrête au marché faire quelques provisions.

Je poursuis pour trouver un coin pour manger et trouve mon bonheur à coté de l’eau à Viville.

La suite ce sera Touzac, où je m’attendais à trouver un camping, finalement le topo guide s’est trompé, rien dans les parages, le jardinier du village me précise que les topos se trompent souvent avec Touzac situé dans le lot. Alors je poursuis jusqu’à Chateauneuf sur Charente.

Demain nouvelles rencontres à Angoulême !

Pour les sacoches, comme vous pouvez le voir sur les photos, j’ai finalement décidé d’utiliser celles achetées à Bordeaux, un peu déçu de ne pas aller plus loin avec mes premières sacoches, je repars quand même plus rassuré. Je me suis également séparé de ma sacoche de selle, pas très pratique, au profit d’un sac enroulable étanche en travers des deux sacoches arrières.

Okyu et santé

07/07/18 BORDEAUX JOURNÉE REPOS

SACOCHES VÉLO

Suite à l’abrasion assez prononcée d’une sacoche, je me suis rendu chez un vélociste pour prévoir de me faire parvenir une autre sacoche un peu plus loin sur mon parcours. Les sacoches à l’unité ne sont cependant pas très adaptées pour la randonnée et font plutôt le job pour la ville. J’ai donc racheté une paire de sacoches ortlieb du même format que mes sacoches avant. J’ai fait les tests pour vérifier que tout rentre bien dans ce volume plus réduit, et c’est bien le cas !

Reste à voir maintenant si je joue la carte de la sécurité en utilisant directement ces sacoches ou si je tente d’aller jusqu’à Tour avec les sacoches en toile de parachute. Quoi qu’il en soit il me faudra porter l’ensemble du matériel jusqu’aux environs de Créon lundi, ou je prévois de poster le matériel en trop.

MOXIBUSTION

Ce matin Suzanne à un peu moins le phénomène de dérouillage matinal qui l’oblige d’habitude à effectuer plusieurs étirements avant de retrouver une amplitude de mouvements suffisants pour démarrer la journée.J’ai effectué une deuxième séance le soir, en utilisant deux mouvements de sôtaï pour vérifier l’efficacité du traitement au fil de la séance. Le premier mouvement consiste a plier les genoux en position allongée sur le dos et à les envoyer du côté gauche puis du côté droit pour entrainer une rotation du bassin. Le deuxième consiste à ouvrir les deux jambes, toujours genoux pliés, pour observer quel genou se rapproche le plus du sol, ce qui nous donne des indications sur le côté du dos qui nécessitera plus de détente.Le premier point de traitement je l’ai recherché à l’aide d’un josetsu-ho (recherche de points à l’aide d’une corde). Le nom de ce traitement est Chujo Ryu Kyu, il permet de trouver deux points situés sous le nombril. Le point droit était plus réactif que le gauche, j’ai donc fait 5 cônes tonetsukyu sur un kyutenshi (protection métallique). Le premier mouvement suite à ces 5 premiers cônes est tout de suite plus facile à effectuer, l’amplitude lors de la rotation du bassin est bien meilleure, et la douleur au point limite beaucoup moins intense. Sur le deuxième mouvement en ouverture, le genou gauche descend plus loin qu’avant traitement.Je traite ensuite deux points dans la zone lombaire gauche, cette fois ci en Chinetsukyu, car les points sont en surface. Les points sont régulés avec seulement deux cônes. Un dernier point apparaît en suivant la crête iliaque en direction du flanc gauche, 5 cônes tonetsukyu et le point est régulé. Le premier mouvement n’entraine plus du tout de douleur à la rotation du bassin, pas d’évolution sur le deuxième mouvement. Je finis le traitement par le point E36 gauche.

VISITE

Aujourd’hui j’ai profité de la journée repos pour visiter Bordeaux, avec la chance d’avoir Suzanne comme guide. Pas de vélo mais une bonne distance à pied ! J’ai aussi découvert l’un des marchés bien fourni de Bordeaux : le marché des capucins.

FREQUENCE DES PUBLICATIONS

Après une semaine avec un article quotidien, je pense diminuer le rythme des publications, vous n’aurez donc plus des nouvelles tous les jours. Dans une optique de santé, moins de temps devant les écrans c’est mieux !

Okyu et santé