Hyperactivité des enfants : conseil pratique et ressources

Quelques points de Moxibustion

Pour calmer l’hyperactivité des enfants, le stress et de manière générale toute excitation du système nerveux, la moxibustion est bien appropriée.

Les points situés sur le méridien du vaisseau gouverneur, dans les espaces intervertébraux entre VG14 et VG8 sont souvent réactifs* et efficaces pour ce type de problématique. Vous pouvez palper les espaces intervertébraux délicatement en partant de la 1ère vertèbre dorsale et en descendant jusqu’à la 9ème (l’équivalent de la moitié supérieure de la colonne, voir rectangle noir dans l’image de gauche), si votre enfant décrit une douleur, ou une sensation désagréable à un endroit, stimuler ce point pourra agir sur l’hyperativité ou le stress.

* réactif signifie douloureux à la pression

 

 


Retour d’expérience

De mes quelques consultations d’enfant au cabinet, j’ai remarqué que la moxibustion Chinestukyu était bien adaptée et permet souvent avec 1 à 3 cônes de réguler la réactivité du point. Les enfants qui ont de la difficulté à trouver le sommeil, qui ont des troubles de l’attention ou encore un comportement colérique, voient leur état s’améliorer sensiblement.


En pratique

Si vous souhaitez vous y essayer avec la moxibustion à la maison, préférez les cônes prêts à l’emploi adhésifs de ce type en gardant à l’esprit que le cône doit être retiré dès que votre enfant ressent un léger picotement. Méfiez-vous également de la qualité de confection de certains cônes : la base peut souvent se détacher de la partie cartonnée qui supporte l’armoise lorsque vous retirez le plastique de l’adhésif. Dans mon activité, je n’utilise plus ce type de cônes, dont je trouve la stimulation et la qualité de confection trop aléatoire d’un cône à l’autre. Pensez aussi à vous munir :

  • d’une pince à épiler pour saisir la base cartonnée qui peut être très chaude lorsque vous retirez le cône
  • d’une coupelle ou d’un cendrier pour déposer les cônes consumés

 

Précaution supplémentaire : pensez à bien laisser les cônes finir de se consumer complètement avant de les jeter à la poubelle, à défaut, versez de l’eau dessus.

Enfin, condition indispensable, votre enfant doit se sentir en confiance, s’il a peur ou craint la brûlure, évitez l’expérience. Tenez-moi au courant des effets obtenus si vous décidez d’essayer.

Les ressources de la partie suivante pourront vous aider à aller chercher des solutions qui vont sur des causes plus profondes au trouble de votre enfant.


 

Ressources complémentaires

  • Le livre Au dodo les petits d’Anna Wahlgren vous aidera à mettre en place une cure de sommeil pour votre enfant
  • Par ici, une vidéo témoignage de parents qui ont mis en pratique les conseils du livre Au dodo les petits
  • Un blog sur la parentalité bienveillante
  • Enfin, l’alimentation joue un rôle majeur dans l’hyperactivité des enfants, visionnez cette vidéo pour comprendre

 

Okyu et pleine santé à vous !

Rencontre avec la Moxibustion

Cet article pose les étapes de mon parcours pour en arriver ici, à la création de ce blog, consacré à la moxibustion et qui peut-être, attisera en vous la chaleur de l’okyu.

 

Qu’est-ce que la moxibustion ?

La moxibustion est un ensemble de techniques qui consiste à utiliser la chaleur et l’énergie générée par l’armoise* en combustion, sur des points d’acupuncture ou des zones plus larges.

* plante séchée

 

2012, première rencontre avec les moxas

J’ai découvert la moxibustion lors de ma première formation dans les thérapies complémentaires, une formation de praticien en santé naturelle, à l’EIBE de Toulouse. La première technique de moxibustion abordée dans le cadre de cette formation est l’une des plus populaires. Elle est caractérisée par l’utilisation d’une rondelle de gingembre sur laquelle on applique le cône d’armoise, le fameux « moxa ».

À ce moment là, je m’essaye à former, comme le professeur, un joli cône bien en forme de pyramide, mais à trop vouloir bien faire, j’arriverai seulement à obtenir un semblant de pyramide. La pratique m’apparaît plutôt contraignante ! Autant vous dire que cette première rencontre avec les moxas ne m’a pas trop emballée.

2013 – Deuxième rencontre, la curiosité s’accroît

 

La deuxième fois que j’ai pu observer un traitement par moxibustion, c’était dans le cadre d’une formation avec Hiroshi Iwaoka, maître et concepteur de la myo-énergétique®. La technique qu’il nous a alors montré a suscité en moi une grande curiosité. Cette technique s’appelle l’okyu* de grain de riz. Elle est une évolution et un raffinement des cônes que l’on doit aux pratiquants du pays du soleil levant. Elle s’apparente a un art tellement les cônes formés sont petits. Moi qui trouvais les gros cônes contraignants, cette fois-ci c’était d’un tout autre niveau, mais la formation n’était pas pour tout de suite…

*Le terme okyu désigne l’ensemble des techniques de moxibustion directe, c’est à dire lorsque le moxa est directement au contact de la peau

 

2015 – La pratique commence !

Ça y est, j’ai fini par me décider de me former à la moxibustion directe. Après trois jours de formation auprès d’Hiroshi Iwaoka, j’avais les bases de la conception des cônes, mais s’il y a bien un conseil que j’avais entendu en partant, c’était celui de pratiquer la confection le plus souvent possible. Les mois qui ont suivit j’ai donc pratiqué et fait brûler des cônes mais tout en me demandant quel était le secret pour obtenir l’intensité de traitement juste.  Je commençais en effet à me lasser de faire des cônes sans percevoir de réelles améliorations pour le confort de mes patients. Ça piquait toujours sacrément fort !

 

Découverte du style Fukaya

Dans l’idée de trouver un moyen pour que la pratique soit plus supportable, je commence quelques recherches. Rapidement, je tombe sur des vidéos montrant l’utilisation complémentaire d’un bambou (voir par ici). À première vue, je me demande vraiment si la pratique est plus confortable. Et puis…il y a ces marques rouges de décongestion du sang au niveau de la peau qui font penser à un sacré suçon !

 

La chaleur de l’okyu qui démarre

Décidé à tester l’utilisation de ce bambou, je continu les recherches pour tomber sur le seul ouvrage qui traite exclusivement de la moxibustion japonaise, d’abord écrit en espagnol avant d’être traduit en français : « une introduction à la moxibustion Japonaise » écrit par Félip Caudet Piñana, premier occidental à être aller aussi loin, chercher les secrets de l’okyu. Ce livre m’a permis d’obtenir quantité d’informations pour entamer la pratique, il a été ma bible durant les mois qui ont suivis.

J’ai pratiqué sur quatre mois avec le bambou un peu plus d’une centaine d’heures pour rassembler 50 cas pratiques, cerner un peu mieux l’utilisation du bambou de Fukaya, et quantité de résultats thérapeutiques !

 

2016 – La formation continue et le feu grandit

Motivé pour continuer l’apprentissage, je me rends alors en Espagne, à Barcelone, rencontrer et me former auprès de Félip Caudet Piñana dans la première école de moxibustion japonaise en dehors du Japon : Okyu Barcelona.

J’y allais avant tout creuser et approfondir la pratique de Fukaya, avec le bambou, mais j’y ai découvert un éventail de techniques large, qui permet au final de s’ouvrir à tout le potentiel thérapeutique de la moxibustion, et pas seulement d’une technique isolée. Cet ensemble de techniques permet une adaptation fine du traitement à l’état et à la condition des patients.

La première grande découverte pour moi a été l’ouverture à ce que j’appellerai le « monde de la superficie », c’est à dire qu’il n’est pas nécessaire de systématiquement traiter en profondeur dans les tissus corporels pour avoir des résultats ! Un changement de paradigme.

 

2017 – Communiquer un peu de chaleur

La formation terminée récemment, ma passion pour la moxibustion est plus forte encore. J’espère à travers ce blog vous communiquer cette passion de la façon la plus juste possible.

Okyu et santé !