Troubles musculo-squelettiques

Focalisation des séances de moxibustion japonaise

Dans un soucis d’efficacité, j’ai décidé de me focaliser dans le traitement des troubles musculo-squelettiques. Il s’agit des troubles pour lesquels ma pratique de la moxibustion japonaise m’a fait constater les meilleurs résultats depuis ces dernières années. Vous trouverez en suivant ce lien une liste des troubles musculo-squelettiques concernés.

Si vous avez un trouble qui n’entre pas dans cette catégorie

Je n’écarte pas le traitement d’autres trouble de santé, mais je mettrai en avant leur accompagnement seulement lorsque j’aurai accumulé suffisamment de résultats thérapeutiques pour prétendre vous accompagner de manière optimale vers leur résolution.

Les stages santé que je propose pourront être une aide certaine pour l’ensemble des problématiques de santé. Les prochains stages santé auront lieu au mois d’avril, vous pouvez suivre ce lien qui vous mènera vers les informations pratiques concernant ces stages.

Que la joie vous guide,

Gaëtan

Horaires, lieux, et jours d’interventions en moxibustion japonaise

À partir de la semaine prochaine, 26 mars 2019, j’assurerai les séances de moxibustion japonaise de 14h à 19h :

– Les mardi, à domicile à vélo sur le secteur Caylus-Septfonds-Caussade. Je n’aurai pas de table de massage pour les séances à domicile.

– Les jeudi au cabinet : 59, avenue Charles de Gaulle 82000 MONTAUBAN

– Les samedi au cabinet : 2, avenue de la bénèche 82300 CAUSSADE

Préalablement à tout rendez-vous, je demande désormais un entretien téléphonique afin de cerner au mieux votre situation, vos attentes et vos problématiques. Vous pouvez prendre rendez vous en cliquant ici. Les rdv téléphoniques sonf fixés les mardi et samedi en matinée. Si aucun des créneaux n’est possible pour vous, écrivez-moi par mail à gaetan.vilfride@moxibustion-sante.fr et nous conviendrons d’un rdv à un autre moment.

Pleinement au service de la vie et du vivant,

Que la joie vous guide vers la pleine santé !

Gaëtan

Stages santé

Je propose à partir du mois d’avril des stages santé dont l’objectif est de vous transmettre les connaissances théoriques et pratiques pour vous diriger pleinement vers la santé et soutenir la vie en vous. Compréhension du fonctionnement du corps, alimentation, détoxication et renforcement sont au programme. Vous trouverez toutes les informations pratiques en suivant ce lien.

Que la joie vous guide !

Gaëtan

Quand la moxibustion ne se soucis pas de la chronicité

Après une période de remise à plat de mes services, pratiques thérapeutiques et quelques expérimentations sur moi-même, j’ai encore quelques détails à peaufiner mais mes services thérapeutiques vont arriver sérieusement pour le printemps !

Je me réserve encore une période de repos avec une activité quelque peu en sommeil puis vous donnerai très prochainement le détail des différents services que je proposerai.

En attendant je voulais vous montrer le potentiel de la moxibustion face à une problématique chronique de plus d’un an traitée en une séance aujourd’hui.

Le grand coupable pouraît-on dire, c’était le psoas, mais en vérité, comprenez bien que ce muscle profond qui s’attache à la 12ème vertèbre dorsale et au fémur, c’est juste le support d’une tentative chronique d’adaptation perpétuelle et fabuleuse du corps à un contexte de vie, d’environnement et hygiéno-diététique qui va à l’encontre de ce que le corps et l’esprit peuvent supporter.

L’action de moxibustion thérapeutique appliquée permettra d’aider le corps de manière spectaculaire, mais il sera nécessaire de ne pas s’arrêter là…j’en reparlerai dans quelque temps !!!

La problématique du patient est une difficulté à la flexion (faible amplitude du mouvement) de la cuisse droite et gauche associée à une douleur lors de la flexion.

Les points vivants adaptatifs liés à la problématique, dans cette situation, se trouvent à proximité de l’insertion du psoas avec la 12ème vertèbre dorsale, au niveau des points hua tuo Jiaji. Après 7 cônes sur le premier point vivant à gauche, le point « se déplace », 5 autres cônes sur le nouveau point adaptatif et la flexion de la jambe gauche à gagnée 80 % d’amplitude, la douleur à la flexion est supprimée. Pour la jambe droite, un seul point traité, 5 cônes, et c’est 100 % de l’amplitude qui est restituée, douleur supprimée.

Quand 17 cônes de moxibustion apportent l’énergie nécessaire au corps pour retrouver son fonctionnement et lui permettre de se réguler après un an d’adaptation, c’est ce qu’on appelle une action thérapeutique juste.

Voilà la potentiel de la moxibustion japonaise et du style Fukaya !

Thérapeutes, ne manquez pas une occasion unique de vous former à ce style de moxibustion à Barcelone les 30 et 31 mars. Visitez le site www.okyufrance.com à la page séminaire.

Pleinement au service de la vie et du vivant

Gaëtan

L’après voyage, ou le début du chemin.

Voilà un peu plus d’un mois que je suis de retour au pays. Le temps pour moi de vous livrer ce que ce voyage à fait germer en moi et ce que ces graines sont susceptibles de donner dans un proche avenir.

Mode de déplacement

Aujourd’hui, je ne me sens plus en accord avec le fait de prendre la voiture tous les jours. La nécessité d’opérer une diminution franche de l’utilisation de la voiture me devient essentielle. Nous vivons en utilisant des technologies chaque jour, bien souvent sans mesurer l’impact qu’ont ces technologies sur notre environnement, notre santé, et même nos économies. Il me semble difficile aujourd’hui d’opérer un changement radical car, comme beaucoup, j’apprécie le confort que me permet d’obtenir la voiture, notamment les distances considérables effectuées en peu de temps, et qui permet de fait, d’avoir un agenda plus remplit, une vie sociale plus riche. La question c’est donc : conscient que l’utilisation de la voiture affecte de manière notoire la vie sur cette planète, que mon corps est beaucoup moins en mouvement quand je privilégie ce véhicule, et que cela me coûte de l’argent, est-ce que je suis prêt à sacrifier des activités, voir moins souvent des personnes qui me sont chères, effectuer moins de séances pour être plus en accord avec moi-même ?

Je n’ai pour le moment pas de réponse, et vous comprendrez qu’un simple oui ou non n’est pas une réponse. Ceci étant, il se profile quand même la mise en place de soins à domicile à vélo sur un ou deux jours par semaine. Il me reste encore à définir le moyen de déplacer ma table de massage, ou même à décider de ne pas en prendre, rien n’est vraiment décidé…

Habitat

Je vis depuis un peu plus d’un an en colocation. Au retour du voyage, sur le mois de septembre j’ai eu le besoin de me retrouver avec moi-même. Temps bénéfique d’intégration du voyage, mêlé à la reprise d’un rythme de vie toujours un peu trop pressant mais que j’ai bien accepté de reprendre. Ce rythme n’est donc pas subit, il est juste ce que j’ai accepté de vivre, en somme, un choix.

En regard des mouvements qu’a vécue la colocation ces derniers temps, la décision commune est d’y mettre fin au mois de décembre. L’opportunité pour moi de trouver un lieu de vie qui me permette d’être plus en accord avec le mode de déplacement que je souhaite favoriser tout en poursuivant mes activités salariée, libérale et bénévole. 

Le choix de vivre seul dans une location l’a emporté pour le moment, mais j’avoue avoir songé sérieusement à de l’itinérance entre différents lieux de vie, mêlant déplacements en voiture, train, et vélo et hébergements chez parents et amis afin de ne pas faire l’impasse sur mes trois activités actuelles. Le besoin de temps pour moi et de stabilité, tranche en faveur de la location.

Pleine conscience et thérapie

Durant le voyage je vous ai fait par de mes lectures sur les enseignements de Tich Nhat Hanh. Sur l’ensemble des lectures, il y a plusieurs passages pendant lesquels Tich Nhat Hanh insiste sur la nécessité d’amener de la pleine conscience, « d’embrasser » avec la pleine conscience : la souffrance, la douleur, ou la maladie. Cette notion m’est restée pendant tout le voyage, et je souhaite sérieusement l’approfondir et l’expérimenter, tant pour moi, personnellement, que l’intégrer dans mes soins pour mes patient·e·s. Difficile de vous donner une idée précise du « comment » cela va se concrétiser, ce n’est pour le moment qu’au stade de la réflexion, mais voici un premier jet :

1. Premièrement tenter de pratiquer en pleine conscience, c’est à dire, être moi-même pleinement présent à mes sensations et au patient durant toute la durée de la séance. Pour cela, j’ai besoin de pratiquer régulièrement la pleine conscience, j’ai donc décidé depuis plusieurs semaines d’intégrer un groupe de pratique sur Montauban. La pratique quotidienne est difficile à mettre en place pour le moment, mais des plages horaires bien calées dans l’agenda devraient y aider.

2. Deuxièmement, inviter le patient à être également en pleine conscience durant la durée de la séance. L’objectif est de rendre le patient actif et plus simplement passif. Mais l’idée est également que la douleur ou le trouble ciblé pour lequel le patient vient me voir, soit éclairé de la pleine conscience du patient. Une manière, peut-être, d’amener de la compréhension, à travers la vision profonde, sur les processus et conditions qui ont menés à l’apparition de cette douleur, ou de ce trouble de santé. La compréhension n’est alors plus quelque chose qui est donné par le thérapeute, mais qui naît de l’expérience propre du patient.

La voie de l’okyu

Si la pleine conscience me semble désormais essentielle pour faire appel à « l’esprit » et plus simplement au corps dans une optique de santé, la moxibustion japonaise elle, est  l’instrument dont je veux savoir parfaitement jouer et qui me met en joie lorsque j’en joue !

Des nombreuses techniques que j’ai appris depuis maintenant 6 années, elle est celle qui me parle et qui m’anime le plus lorsque je la pratique. Je suis donc engagé sur la voie de l’okyu et je compte bien faire profiter à chaque patient·e de ses bienfaits. Dans l’optique de progresser, j’ai choisi de m’engager à continuer de suivre les enseignements auprès de cette belle lignée de pratiquants de moxibustion, appelés « okyuya-san »,  et notamment auprès de Félip Caudet.

Médecine Hygiéniste

Enfin, pour terminer, je vous partage la conclusion du magnifique ouvrage « Traité de Médecine d’Alimentation et d’Hygiène Naturistes » du Dr Paul Carton

Utilisé comme référence pour mon mémoire de fin d’études sur la médecine hygiéniste voilà 5 ans, et jamais lu complètement, aujourd’hui, sa lecture complète me semble indispensable pour revenir aux bases, se recentrer sur l’essentiel et suivre les traces de nos sages ancêtres qui accompagnaient avec justesse et pertinence leur patients, en basant leurs traitements sur les lois naturelles qui dirigent le vivant.

«  La vie humaine est soumise à des lois de constitution et d’évolution qui règlent la conduite des énergies spirituelles, vitales, et matérielles, ainsi que l’orientation des adaptations de l’homme et de ses groupements.

Quand ces lois sont correctement appliquées, l’individu et la collectivité vivent en état de bonne santé et d’harmonie. Le bien-être, la joie et la paix règnent dans l’organisme et dans la société.

Chaque fois que ces lois sont transgressées, un malaise avertisseur et sanctionnateur se produit, qui incite l’individu ou la collectivité à réfléchir et à corriger leur orientation. Si cet avertissement reste incompris ou inécouté, la persistance et l’accumulation des fautes créent des affaiblissements de résistance de l’unité individuelle ou sociale. Alors, se produisent des altérations du terrain organique ou racial qui conduisent à l’éclosion de sanctions et de redressements majeurs, qui s’appellent les maladies individuelles (dyscrasies, infections, dégénérescences) ou fléaux collectifs (famines, épidémies, guerres, révolutions).

Il ne peut exister de conception logique des états de santé et de maladie, si l’on ne s’élève pas jusqu’à ces principes généraux, si l’on ne remonte pas jusqu’à ces toutes premières causes de détermination.

On conçoit alors aisément que l’oeuvre médicale qui se contente de rechercher et de traiter les causes toutes dernières des maladies, et dans l’ordre matériel seulement (froid, humidité, microbes, organopathies antérieures etc.), n’aboutissent qu’à l’instauration de mesures thérapeutiques bornées, fausses et inefficace, parce qu’elles combattent des influences uniquement prédisposantes et fort peu déterminantes, et parce qu’elles cherchent enfin à obtenir surtout des immunités artificielles, au lieu de créer des renforcements des immunités naturelles.

Il ne saurait donc exister de médecine logique et utile, répétons-le, sans connaissance de ces causes lointaines, mais réelles, de la santé et de la maladie.

Une tradition médicale existe, fondée sur l’oeuvre d’Hippocrate, qui s’est toujours attaché à étudier et à traiter l’homme selon ses nécessités d’ordre universel et naturel. De nos jours, il faut, pour rénover l’art médical et pour sortir la médecine de l’ornière matérialiste, reprendre les enseignements des générations passées, les joindre aux découvertes scientifiques et empiriques modernes, de façon à les accorder et à les synthétiser sous cette même idée directrice d’obéissance aux lois divines et naturelles. Alors, seulement, la médecine pourra être rénovée et reprendre son rôle salutaire, parce qu’elle possèdera un programme de vie saine et une méthode de thérapeutique sensée, parce qu’elle offrira aux hommes une compréhension plus exacte et meilleure de leurs devoirs et de leur destinée et enfin parce qu’elle procurera aussi plus de santé et de bonheur.

Si cette orientation naturiste pouvait s’accomplir, on serait délivré du règne des théoriciens et des rhéteurs, on verrait la fin des fléaux dominants de l’alcoolisme et de l’irréligion et on serait débarassé de la médecine purement pharmaceutique et symptomatique. Puisse le Ciel nous aider à faire suivre cette voie droite et à répandre plus de vérité, afin que l’humanité cesse de se martyriser de souffrances incessantes et se dirige enfin vers un avenir de lumière, de vigueur et de bonté ! » Dr Paul Carton 

 

Le chemin continue, à vélo, en pleine conscience, en pratiquant la moxibustion japonaise, dans une démarche hygiéniste.

Un beau programme !

Gaëtan

DU 27 AU 30 AOÛT – ARRIVÉE

27 et 28 août

La journée du 27 est consacrée au repos. Je reprends la route le lendemain en direction de la gare Matabiau où je vais retrouver Yves. Nous filons ensuite direction Castelnau-d’estrétefonds où nous héberge Véronique, une amie et collègue de formation.

Ce sont maintenant de toutes petites étapes qui m’attendent, j’ai fixé ma date d’arrivée au 30 août et il me faut donc avancer par petits bouts pour ne pas être en avance. C’est bienvenu car cela me laisse le temps d’atterrir progressivement, intégrer, assimiler, digérer les deux mois qui viennent de s’écouler. J’appréhende un peu le changement de rythme, même si j’ai pleine confiance en ma capacité d’adaptation.

29/08/18

Après une bonne nuit, direction Montech où je planterai la tente pour une dernière fois. Les jambes démangent un peu en fin d’après-midi, besoin de bouger. Je propose à Yves d’aller faire un tour sur le canal. Finalement le tour se prolonge et nous irons jusqu’au port canal de Montauban et ferons demi-tour, de quoi ouvrir un peu l’appétit et faire du repérage pour le lendemain. Les ressentis sont très ambivalents ce soir, de la joie, de la nostalgie…j’attends de voir demain ce que ça va donner !

30/08/18

Le levé de soleil est magnifique, je prends le temps d’observer ce beau spectacle de la nature avant de me lancer dans le rituel matinal. Pliage du duvet, du matelas gonflable, de la tente…des gestes bien ancrés désormais. Les 11 km entre Montech et Montauban sont bien vites passés et me voilà en avance au port canal autour de 9h30. Le temps d’enlever la veste et voilà le capitaine du port qui s’approche pour s’assurer que c’est bien moi, ce cycliste qui revient d’un tour de France. Affirmatif !

Peu de temps après je suis rejoins par la famille, quelques bénévoles du centre ressource, et enfin la correspondante locale de la dépêche.

Avant le dernier trajet jusqu’à Caussade, direction un figuier pour faire le plein de bon sucre !

Arrivée à la maison vers 14h30, une dernière photo pour enregistrer le total des kilomètres, c’est donc un peu plus de 3000 km qui auront été effectués, 3085km précisément, bien plus que mon prévisionnel.

 

La boucle est désormais bouclée, avec le sentiment cependant que le voyage intérieur, la pratique de la moxibustion et les déplacements à vélo, ne font véritablement que commencer !

Remerciements

Je profite de cet article pour remercier l’ensemble des personnes qui m’ont hébergées :

Julie, Maïté, Suzanne, Marie, Marie-Laure, Muriel, Françoise, Thierry, Marie, Daniel et Marie, Nelly, Josette, Chantal et Frédéric, Julie, Evelyne, Hugo et Nina, Charlotte et enfin Véronique, sans oublier toute la famille !

Je remercie de nouveau les sponsors qui m’ont apporté un grand soutien :

Okyu France, représenté par Félip Caudet, directeur des écoles de moxibustion Japonaise à Toulouse et Barcelone

Les laboratoires Herbolistique, basés à La Verrie, je remercie en particulier M. Lechevin le directeur

Le centre ressource Lafrançaise Occitanie, association qui accompagne les personnes atteintes de cancer ainsi que leur proches

Vert Nature, production d’armoise et de moxas Français basée à Teyran

 

Enfin un grand merci également à Yves, dont la présence à mes côtés les premiers jours du départ et les derniers jours avant l’arrivée, a grandement facilité chacune de ces grandes transitions.

 

Pour les projets à venir, il va falloir que tout ça mûrisse, mais la combinaison moxibustion + vélo devrait être au rendez-vous.

 

Okyu et santé !

DU 25 AU 26 AOÛT

25/08/18

Premier incident mécanique du voyage ! Il en fallait un, et il est plutôt bien tombé puisque je n’étais pas encore parti de chez Hugo et Nina. Le câble de dérailleur arrière a cassé lorsque je finissais le réglage des vitesses. À trois nous réussissons à changer le câble, voilà une autre opération mécanique que je saurai faire !

Je suis accompagné par Yves et Hugo pour une bonne partie de l’étape d’aujourd’hui, on en profite pour manger un bout et on appui un peu plus sur les pédales après le repas.

Me voilà arrivé en haute garonne, ça sent le retour au pays, l’aventure est derrière, joyeuse, riche, improbable parfois, et devant le plaisir de retrouver bientôt le quercy, les amis, la famille, le bénévolat et continuer un peu plus sur le chemin encore long de la moxibustion.

Hugo nous quittera aux alentours de Villefranche de Lauraguais et Yves à Castanet Tolosan. C’est des souvenirs qui me reviennent quand j’emprunte la partie du canal au niveau de Castanet, je l’ai emprunté régulièrement en 2016 et 2017 lorsque je venais proposer des séances à Castanet, période ou train et vélo signifiaient trajet travail le mercredi avec le sac sur le dos, rempli d’armoise.

La partie du trajet jusqu’à Villeneuve Tolosane grimpe bien au départ, je retrouve le rythme régulier des montées.

Ce soir je suis hébergé chez Charlotte, une amie amoureuse du Japon, minimaliste à souhait, et grande consommatrice de maïs !

Arrêt pour deux jours avant de reprendre la route.

26/08/18

Je rencontre dans la journée Stéphane et sa compagne qui vivent en Ariège, ils ont fait le chemin pour me rencontrer. Stéphane pratique le shiatsu et s’intéresse à la moxibustion japonaise. Mais lui et sa compagne sont aussi des cyclovoyageu.r.se en devenir ! Nous parlons vélo, sacoches, moxibustion, méditation, poly activité…un très bon moment et deux superbes rencontres.

Okyu et santé !

DU 23 AU 24 AOÛT

23/08/18

Aujourd’hui je poursuis avec une séance supplémentaire sur Evelyne pour cibler les douleurs de l’épaule et des lombaires. À midi je mange pour la première fois du Miam Ô Fruit, ce mélange de fruits, associé à des graines de lin, de sésame et de l’huile de Colza, du citron, développé par France Guillain. Devant la portion je me dis que je n’aurai pas de mal à manger tout ça, mais après la dernière bouchée je me sens vraiment rassasié, pas besoin de manger autre chose.

L’après-midi je donne une présentation de la vision hygiéniste de la maladie à un petit groupe de personnes invitées par Evelyne. C’est plutôt informel et très plaisant d’être dans l’échange. On poursuit par une courte démonstration en moxibustion puis le repas partagé.

24/08/18

Evelyne m’accompagne sur les premiers kilomètres du canal du midi jusqu’à ce que l’appel du glanage l’attire vers de merveilleux figuiers de l’autre côté du canal. Au moment de se quitter je me sens relié. J’emporte avec moi la richesse, la sincérité et la simplicité de nos partages.

Petit à petit, au fil du voyage, j’emporte avec moi une partie de chaque personne que je rencontre. C’est bien du monde qui m’accompagne désormais à chaque coup de pédale !

Après une trentaine de kilomètres sur une portion de canal difficile (la qualité de la route jusqu’à Bram n’est pas très bonne) je retrouve le plaisir de rouler sur du bitume. L’arrivée à Castelnaudary tôt dans l’après-midi me permet de faire un tour dans la ville qui se prépare pour la fête du cassoulet de ce weekend.

Je me dirige ensuite chez Hugo et Nina qui m’hébergent ce soir. Ils font parti du réseau warmshower, une communauté de cyclovoyageuses et cyclovoyageurs du monde entier qui s’hébergent à tour de rôle, trouver un hébergement lorsqu’on voyage et proposer son habitation, pour que le voyage vienne à nous en même temps que les voyageurs 😉

Nous serons rejoint peu de temps après par Yves, qui m’avait accompagné les premiers jours du périple. Nous ferons une portion de route ensemble le lendemain ainsi que les derniers jours.

Un repas partagé, des projets de voyages annoncés, de l’armoise consumée…

Que demander de plus ?

DU 21 AU 22 AOÛT

21/08/18

Castries -> Maureilhan

Grosse étape pour aujourd’hui avec 117 km. J’appréhendais la journée, mais au final c’est 70km que j’aurais avalé d’une traite avant le premier repas de la journée autour de 13h. Les km restant de l’après-midi je vais moins vite mais j’arrive à destination sans douleurs ou tensions dans les jambes, ça tourne vraiment bien.

Je poursuis mon jeûne intermittent en ne mangeant que deux repas par jour depuis mon départ d’Aix en Provence.

Le soir je suis accueilli par Julie, son compagnon et sa belle-mère. Après une bonne douche ce sera direction l’orb (rivière locale) pour se rafraîchir et pique-niquer, puis au retour, un peu de moxibustion.

22/08/18

Maureilhan -> Carcassonne

L’évènement inattendu de la journée : une invitation à déjeuner chez un cycliste près de Aigue Vive.

Dominique m’aperçoit une première fois arrêté sur le bord de la route, il me lance : « besoin d’aide ? »

« Non tout va bien, je cueille des figues ! » Je lui réponds et il continu sa route. Au passage, les figues étaient pleines de vers, je ne m’en suis aperçus qu’après 4 ou 5 de consommées. Un peu de protéines…

Quelques kilomètres plus loin je suis rattrapé par Dominique, on commence à discuter, de Tour de France, de sacoches, puis à quelques kilomètres de Aigue vive il me lance : « venez donc manger chez moi, je vous invite » me voilà donc parti dans les vignobles pour déjeuner et découvrir un peu plus Dominique. Pendant le repas je comprends que c’est une grande joie pour lui de recevoir, il fait parti, comme beaucoup dans les campagnes, de ces personnes isolées socialement. L’écoute aidant, il se livre et peut-être aussi, se délivre-t-il…beaucoup de souffrances, une famille désunie, ça me rappelle beaucoup d’autres personnes, loin d’être un cas isolé, les maux des êtres sont souvent similaires… je m’en vais une heure plus tard, avec le sentiment qu’aujourd’hui pour Dominique, c’est vraiment le coeur qui avait besoin de chaleur.

L’après-midi je file sur Carcassonne en contournant la ville par le Nord-est, j’arrive chez Évelyne qui a eu connaissance de mon projet via le réseau d’échange de services Jardin d’échange Universel ou JEU.

Après un tour au lac, une séance de moxibustion et un bon repas, nos échanges, dans l’authenticité, nous amènent à tour de rôle dans une belle écoute comme deux vieux amis, en toute simplicité…

Okyu et santé

DU 18 AU 20 AOÛT

18/08/18

Aix en provence – > Arles

La pause famille se termine. La semaine qui vient s’annonce riche en rencontres. Cette journée sera probablement la seule qu’il me reste ou je ne serai pas hebergé le soir. Finalement, le défi d’aller à l’improviste solliciter l’habitant n’aura pas été relevé.

19/08/18

Arles – > Lunel

À la sortie de Arles je suis rejoins par un cycliste qui m’accompagnera jusqu’a Saint gilles, natif du pays, il me parle de cette belle région, de ses 300 jours d’ensoleillement par an et du vent qu’on apprend à apprécier avec le temps.

Je suis en plein dans les rizières de camargues. J’aperçois dans un croisement un joli figuier bien rempli, la pause repas c’est pour plus tard, mais quelques figues bien mûres qui se présentent comme ça ça ne refuse pas !

Le soir je retrouve Marie et Daniel qui m’avaient accueillis à Luzy fin juillet chez leur amie Josette de Lunel. Après une bonne sieste les moxas chauffent pour soulager le mal de dos chronique de Josette. Bon soulagement. La canne dont elle se servait pour marcher reste dans un coin de la cuisine après la séance !

S’il y a bien une qualité qui caractérise Daniel et Marie c’est la générosité. Le repas du soir est on ne peut plus fournit et j’aurai bien du mal à faire honneur à tous les plats !

20/08/18

Lunel – > Castries

C’est une petite étape aujourd’hui, à peine 20 km. Le programme de la journée c’est la rencontre de Chantal et Frédéric qui sont producteu.r.ice d’armoise et la visite de la production vert nature.

J’ai la grande joie de découvrir les différentes étapes de la fabrication du moxa de mes propres yeux. Cette matière que je manipule à chacune de mes séances demande beaucoup de travail avant de devenir un produit finit de qualité et utilisable.

Je suis surpris lorsque Chantal m’explique que l’armoise n’est pas cultivée, mais uniquement récoltée. Leur production se base uniquement sur ce que la nature leur offre, ils n’arrosent pas, ne plantent pas, mais récoltent avec intelligence et finesse afin d’éviter la surconsommation et de garantir une récolte pour l’année suivante.

Je n’aurai pas rencontré Frédéric finalement, mais je compte bien venir à la récolte d’armoise l’année prochaine, l’occasion d’une rencontre, de toucher l’armoise avant transformation, et sentir son odeur et son énergie.

Cette production est l’oeuvre de passionnés, comme je le suis dans ma pratique de la moxibustion. J’ai à coeur de soutenir leur travail à mon retour en me fournissant en grande partir chez eux. Un produit fait avec passion et utilisé avec passion pour apporter une juste chaleur curative au corps au coeur.

Un grand merci à Marie et Daniel pour les photos de qualité !

Okyu et santé