DU 11 AU 13 JUILLET – JEÛNE ET VÉLO

11/07/18

30 km et me voilà à Angoulême où je suis attendu et hébergé chez Marie-Laure et David. J’ai beaucoup apprécié d’avoir du temps pour échanger avec Marie-Laure en fin de matinée. Avoir tout un après-midi sans pédaler laisse énormément de temps. Entre pédaler, se rencontrer, pratiquer et me reposer, la répartition du temps est jusqu’à maintenant très inégale.Ce temps disponible d’aujourd’hui je l’ai mis à profit pour pratiquer la moxibusiton. Trois personnes traitées et une multitude de problématiques, pour la plus part traitées avec efficacité !

  • Douleur du poignet traitée avec 3 points autour de la zone
  • Douleur de la voute plantaire traitée avec 4 points des six joyaux de Shimada
  • Restriction de mobilité du genou, sensiblement améliorée, le mouvement de flexion est plus ample et sans douleur
  • Douleur lombaire, soulagée
  • Douleurs des trapèzes et cervicales soulagées aussi

Merci à toute la famille pour votre accueil, ouverture et confiance !

12/07/18

Je n’ai aucune contrainte sur les 4 prochains jours, du coup j’en profite pour une journée avec pas mal de kilomètres. Sur la coulée verte d’Angoulème je croise un cyclo voyageur Britanique, le seul que je croise depuis que j’ai quitté la piste Lapébie il y a maintenant 4 jours, cela fait bien plaisir et on sent l’enthousiasme réciproque de croiser un autre cyclo. Nous échangeons quelques mots et il m’informe que l’Angleterre à perdu son match de demi finale. Comme je suis bien loin de la coupe du monde… Il rejoint Bordeaux pour un festival. Je lui explique à mon tour l’objet de mon voyage, pour lequel il manifeste un vif intérêt. Et nous reprenons chacun notre route, Simon vers Bordeaux, et moi direction Confolens. Dans ma tête je me rappelle l’avertissement de David pour Confolens, moi en bon tarn et garonnais, j’avais prononcé « Confoliiins », mais par ici les mots sonnent plus dans les « aans », va falloir s’adapter ! Une autre journée à 100 km, rythme soutenu, mais que ça fait du bien.

13/07/18

Tiens un vendredi 13, je ne suis pas superstitieux, mais je suis bien resté attentif aux petits aléas aujourd’hui. Rien de spécial à signaler en fin de journée, mis à part un désagréable « clic, clic, clic » que je n’ai réussit à identifier qu’au 30ème kilomètre, le frein à disque avant est gêné dans sa course par la sacoche gauche, après 5 essais le problème est réglé. La sacoche était un peu trop volumineuse, excès de nourriture !

En parlant de nourriture, je vous prépare pour la fin d’article un retour sur mon alimentation de ces deux dernières semaines.

Mon point d’arrivée c’est Civaux, j’ai la surprise de découvrir deux panaches de vapeur d’eau quelques kilomètres avant l’arrivée, camper à côté d’une centrale ne me botte pas trop, mais aujourd’hui c’est plus de temps pour le repos, alors ce sera ça ou rien.

JEÛNE ET VÉLO

Depuis 2 ans maintenant je consomme généralement mon premier repas aux alentours de 12h/13h, et en prends un deuxième le soir. Quand le rythme est soutenu et que je me lève très tôt, il m’arrive de manger un bout vers 10h00, plus pour le besoin de stimulation que par réelle faim cependant.

En partant pour ce tour de France, je voulais voir si cette forme de jeûne intermittent, qui consiste à restreindre le nombre de prises alimentaire, mais pas la quantité de nourriture ingérée, est applicable avec un effort physique d’endurance.

La réponse en ce qui me concerne, pour le moment, est oui !

Je suis donc en jeûne lorsque je commence mes premiers kilomètres jusqu’aux alentours de 12h/13h comme à mon habitude, il ne s’agit pas d’un jeûne sec par contre car j’élimine énormément d’eau.

Pour les journées entre 40 et 70 km je consomme un deuxième repas aux alentours de 20h00.

Si la distance tend vers les 100 km et plus, mon corps réclame souvent une pause autour de 16h30 et je consomme alors quelques fruits sec pour l’apport en sucre, plus par précaution que par nécessité car je n’ai souvent aucun signal de manque de sucre ou d’hypoglycémie.

J’ai donc quotidiennement environ 15h00 de jeûne entre 21h00 et 12h00 le lendemain et bien souvent deux prises alimentaires me suffisent.

Je pense continuer cette façon de m’alimenter une troisième semaine car elle est très arrangeante, notamment pour le rangement du campement le matin qui est chronophage, si je devais m’alimenter à ce moment là, cela reculerait bien trop l’heure du départ.

Pour le deuxième mois, je tenterai peut-être de reculer la prise du premier repas afin d’effectuer l’ensemble des kilomètres à jeun et ainsi dissocier complètement effort physique et digestion.

En tout cas, je vérifie actuellement que les capacités du corps en jeûne sont bien efficientes, voire décuplées pour certaines, comme l’augmentation de la Vo2 max, capacité pulmonaire maximale, les quelques côtes que j’ai grimpé le matin à jeun, entraînent beaucoup moins d’essoufflement que les côtes que je grimpe l’après-midi dans ma phase de digestion.

Total des kilomètres depuis le 1er juillet : 746, je pense dépasser largement les 2000 à l’arrivée

Okyu et santé